LUTTE SPORTIVE AFRICAINE : FEUILLE DE ROUTE POUR LOS ANGELES 2028
Les luttes sportives africaines veulent peser davantage sur la scène olympique. À deux ans et demi des qualifications pour les Jeux de Los Angeles, la confédération africaine des luttes sportives lance un vaste programme de détection, de suivi et de préparation des meilleurs talents sur le continent.

La stratégie est désormais clairement définie par United World Wrestling Africa. Dans une note d’information adressée aux présidents des fédérations nationales, l’instance continentale annonce la mise en place d’un programme structuré de sélection et d’accompagnement des lutteurs africains susceptibles de viser une qualification aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Ce dispositif s’inscrit dans le plan d’action 2025-2028 mis en place par l’instance continentale. L’objectif est de constituer progressivement une élite africaine capable de rivaliser au plus haut niveau international, tout en renforçant la préparation technique et la performance des athlètes africains.
Au cœur de cette stratégie, un processus en deux phases. La première consiste à identifier les lutteurs présentant un réel potentiel olympique. Une fois présélectionnés, ces athlètes seront encadrés par des experts de haut niveau au centre continental de lutte d’El Jadida, au Maroc, où ils vont bénéficier d’un suivi technique et physique renforcé.
La deuxième phase sera consacrée à la préparation continue des athlètes retenus sur la base des qualités démontrées au terme de la phase initiale. Ceux-ci seront pris en charge dans le même centre d’entraînement afin d’assurer une progression constante et un suivi régulier de leurs performances. L’objectif au bout du compte étant de rapprocher les athlètes des conditions de compétition pour une présence dont l’ambition va bien au-delà de la simple participation, mais une quête de podium à Los-Angeles.
Isaac Mpia au cœur du dispositif
La supervision du programme a été confiée à une commission technique placée sous l’autorité du camerounais Isaac Mpia Endjam, président de la fédération camerounaise de luttes sportives, président de la commission des sportifs de haut niveau au sein de la confédération africaine de luttes sportives. L’ancien champion d’Afrique aura pour mission d’assurer le suivi, l’évaluation et la coordination du projet avec les fédérations nationales africaines.
Le dispositif prévoit également un mécanisme d’ajustement permanent. Des athlètes initialement non retenus pourront intégrer le programme s’ils affichent une progression significative et des résultats prometteurs. À l’inverse, tout lutteur dont les performances ne répondraient plus aux exigences du programme pourra en être retiré.
La dimension disciplinaire n’est pas non plus négligée : tout athlète sanctionné pour manquement aux règles est inéligible dès le départ ou alors exclu du dispositif en cours.
Pour Fouad Meskout, président de United World Wrestling Africa et vice-président de la fédération mondiale, « cette initiative vise avant tout à créer une dynamique continentale durable autour de la haute performance».
Avec ce programme structuré et centralisé, la lutte africaine espère franchir un nouveau cap et arriver aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 avec une génération d’athlètes mieux préparés, capables de porter haut les couleurs du continent sur la scène olympique.
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